3e Vente de livres anciens et contemporains

3e Vente de livres anciens et contemporains
dimanche 17 novembre 2013

infos

3e Vente de livres anciens et contemporains Auteur couverture : Jean-Claude Götting Photo : abao
304 résultats

Estimation :

20/40 €

Adjudication :

10 €
1 image(s)
270

MARECHAL, Silvain. PROJET D’UNE LOI PORTANT DEFENSE D’APPRENDRE A LIRE AUX FEMMES. Bruxelles, chez les principaux libraires, 1847. In-12, reliure demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, fleurons et titre dorés. Sur une centaine de pages, l’auteur expose « Les inconvénients graves qui résultent pour les deux sexes de ce que les femmes sachent lire ». Les 113 considérations qui précèdent les 80 articles de la loi sont dans la lignée d’une tradition d’idées misogynes et sexistes concrétisées pour certaines dans le Code civil de Bonaparte en 1804. Si l’auteur sait incontestablement qu’une loi prohibant la lecture aux femmes n’a pas véritablement de sens, le fond de sa pensée s’appuie sur des idées qui auront la vie longue. Ainsi son pamphlet est un plaidoyer pour ramener les femmes dans l’espace privé de la maison en évoquant le danger pour les moeurs et pour la chose publique quand les femmes s’occupent de la vie de la Cité. Résolument hostiles à toute instruction féminine, les considérations évoquent la « mort précoce de plusieurs jeunes filles que leurs mères avaient condamnées à l’étude des langues et à d’autres sciences », mais, plus grave encore « la discorde dans un ménage quand une femme en sait autant ou plus que le mari ». Quelques exemples des articles de loi : « La Raison veut que chaque sexe soit à sa place, et s’y tienne » (art. III) « Il est aussi révoltant et scandaleux de voir un homme coudre, que de voir une femme écrire : de voir un homme tresser des cheveux que de voir une femme tourner des phrases » (art. V). (R. Rogers) Un volume en très bel état.

Estimation :

50/100 €

Adjudication :

90 €
1 image(s)
273
Philosophie :

POURCHOT, Edmond. EXERCITATIONES SCOLASTICAE in varias partes philosophiae, praesertimque in Aristotelis metaphysicam, sive Series disputationum ontologicarum naturali ordine dispositarum, quibus praemissum est breve compendium philosophiae. Paris, J.-B. Coignard, 1711. In-12, reliure pleine d’époque. Planches dépliantes en fin d’ouvrage. Edmond Pourchot (1651 - 1734) fut un scolastique français de la seconde moitié du XVIIe. Il acheva ses études à Paris dans le collège des Grassins, où il fut, en 1677, nommé professeur de philosophie. D'après les conseils d'Antoine Arnauld, il médiat les ouvrages de Descartes et la logique de Port-Royal, et fut un des premiers à ramener l'enseignement aux principes de bon sens et de droite raison faussés jusque alors par les prétendues doctrines attribuées à Aristote. Une cabale s'éleva contre lui au sein de l'université, on déféra même ses opinions au parlement, comme des plus dangereuses. Cette querelle donna lieu à l'arrêt burlesque dressé par Boileau, et dans lequel "certains quidams sans aveu prenant les noms de Gassendistes, Cartésiens, Malebranchistes et Pourchotistes" sont traités de factieux. Pourchot mit au jour en 1695 ses Institutiones philosophicae, qui fait de lui une sorte de Christian Wolff français, en y cherchant à concilier la doctrine cartésienne de la science et la métaphysique traditionnelle. L'université de Paris, qui le regardait comme un de ses plus grands ornements, le nomma sept fois recteur, et le maintint au syndicat pendant quarante ans. Sa réputation le lia avec presque tous les lettrés de son temps, tels que Racine, Boileau, Mabillon, Du Pin, Santeul, etc.

Estimation :

80/120 €

Adjudication :

0 €

Estimation :

30/50 €

Adjudication :

0 €